Hausse du prix du gaz, taxe sur les petits colis, clôture de certains PEL... Tout ce qui change au 1er mars 2026



Plusieurs mesures avec un possible impact sur votre portefeuille entrent en vigueur ce 1er mars2026. Hausse du prix du gaz, taxe de 2 euros sur les petits colis, timbre fiscal de 50 euros sur les frais de justice...FO Renault Group fait le point.

Comme chaque début de mois, ce dimanche 1er mars marque l'entrée en vigueur de nouvelles mesures qui auront un possible impact sur le quotidien des Français. Tour d'horizon des principaux changements.

      • Le prix du gaz augmente

Attention à votre consommation de gaz. Le prix repère du gaz, publié par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), augmente en effet de 3,93% à partir du 1er mars par rapport au mois de février. La plupart des utilisateurs, sauf ceux bénéficiant de contrats bloqués, sont concernés: ils sont environ 5 millions de Français, souligne France Info.

    À titre d'exemple, le prix du kWh pour le chauffage va subir une hausse de                5,32%, indique RMC. Cette hausse s'explique par la forte consommation de gaz en France cet hiver en raison de vagues de froid successives. Les stocks de gaz ont diminué, ce qui explique une tension sur le marché: la demande est supérieure à l'offre disponible.

               • La taxe sur les petits colis entre en vigueur

C’est une mesure qui pourrait changer la donne pour les consommateurs adeptes des plateformes d’e-commerce internationales: la taxe de 2 euros sur les petits colis internationaux (hors UE) de moins de 150 euros entre aussi en vigueur à partir du 1er mars.

Différente des droits de douanes et de la TVA, "cette taxe concerne chaque article", indiquent les pouvoirs publics. Mais en pratique, il ne s’agit pas de 2 euros par objet physique, ni de 2 euros par colis. La taxe est en effet calculée par "ligne de marchandise" déclarée en douane, c’est-à-dire par catégorie tarifaire (ce qu'on appelle le code douanier).

• Attention si vous possédez un ancien PEL, ouvert à partir de mars 2011

À compter du 1er mars, une vague de clôtures automatiques de plans épargne logement (PEL) va également avoir lieu. D'après la loi du 29 décembre 2010, tous les plans épargne logement qui ont été ouverts depuis le 1er mars 2011 seront en effet fermés automatiquement au bout de 15 ans.

Beaucoup de PEL seront concernés par cette fermeture en 2026 et dans les prochaines années. Et pour cause, il y avait eu énormément d'ouvertures en 2011 et les années suivantes. La Banque de France notait récemment, dans un rapport sur l'épargne des Français, un "dynamisme" des ouvertures en particulier sur la période 2013-2015. Avec un taux attrayant de 2,5%, il y avait eu près d'1,5 million d'ouvertures en 2014.

Entre 2026 et progressivement jusqu'en 2030, un total de 3,2 millions de plans d’épargne logement va être clôturé automatiquement, soit 36% des comptes ouverts. Cela représente une somme de 93 milliards d'euros. En revanche, tous les PEL ouverts avant le 1er mars 2011 peuvent être conservés sans limitation de durée.

• Les forfaits d'urgence et d'hospitalisation augmentent

Les tarifs des forfaits hospitaliers vont aussi évoluer à partir du 1er mars: le forfait journalier hospitalier, qui finance les journées d'hospitalisation, passera de 20 euros à 23 euros par jour, tout comme le forfait urgence, qui passera de 19,61 euros à 23 euros.

Bien que ces hausses soient principalement couvertes par les mutuelles (il s'agit en fait d'un transfert de charge de la Sécu vers les complémentaires santé, d'un montant de 400 millions d'euros), elles risquent d'avoir un impact sur les patients les plus modestes, notamment ceux sans couverture complémentaire santé.

Ces forfaits financent la prise en charge des assurés, par exemple pour chaque journée d'hospitalisation (y compris le jour de sortie). De même, le forfait journalier minoré en cas de séjour en service de psychiatrie devrait monter de 15 à 17 euros.

À noter que ces deux forfaits hospitalisation n'avaient pas été revus à la hausse depuis le 1er janvier 2018, et depuis le 1er janvier 2022 pour le forfait urgence.

• La vitesse bridée à 45km/h des deux-roues sera vérifiée lors du contrôle technique

Le contrôle technique des deux-roues évolue lui aussi à partir du 1er mars 2026. Il est désormais obligatoire de procéder, lors du contrôle technique des petits cyclomoteurs de 50 cm3, à une vérification de la vitesse bridée à 45km/h.

La moitié du parc de petits scooters et cyclos serait débridé indique Challenges, citant les données de l'assureur Maif. Les conducteurs, dans ce cas, s'exposent à une contravention de quatrième classe (135 euros) et à un refus de prise en charge par leur assureur en cas d’accident. De même, la vente d'un véhicule d'occasion débridé peut entraîner une peine d'emprisonnement (jusqu'à 6 mois) et une contravention pouvant aller jusqu'à 7.500 euros, dans le cas où l'acquéreur porterait plainte.

• 50 euros de frais de justice obligatoires: la nouvelle "contribution pour l'aide juridique" entre en vigueur

Le 1er mars marque aussi l'entrée en vigueur de la nouvelle "contribution pour l'aide juridique", obligatoire et payante, adoptée dans la loi de finances 2026. Concrètement, dès que vous saisirez le Tribunal judiciaire ou le Conseil des Prud’hommes pour un divorce, un litige à la suite de travaux, une succession ou encore un licenciement abusif, vous devrez payer 50 euros, explique RMC Conso, soulignant qu'il subsiste des exceptions.

En clair, il s'agit d'un nouvel impôt. La procédure était gratuite jusqu'à présent et pour tout le monde. Cette contribution prendra la forme d’un droit de timbre dématérialisé. Lors du dépôt de votre requête en ligne, par vous-même ou par l’intermédiaire de votre avocat, vous devrez vous acquitter de ce montant. Cette formalité n’est pas optionnelle: elle constitue une condition de recevabilité. Si une même affaire nécessite plusieurs étapes devant le même tribunal, la contribution ne sera due qu’une seule fois, lors du dépôt initial.

• Les frais de carte grise vont augmenter dans 5 régions

Ce mois de mars marque aussi une nouvelle hausse de la "carte grise" dans certaines régions françaises. Le coût des certificats d'immatriculation, qui dépend principalement du nombre de chevaux fiscaux du véhicule, multiplié par le tarif régional, augmente "de 2,4% en moyenne", indique le gouvernement.

Une hausse de 1 euro sera remarquée en Provence-Alpes Côte d'Azur, portant le prix à 60 euros par cheval fiscal (1CV, à savoir la puissance théorique d'un véhiucle retenue dans le calcul fiscal). La Nouvelle-Aquitaine va aussi appliquer une hausse (+5 euros, passant de 53 à 58 euros par CV), tout comme la Réunion (+3 euros, soit 60euros par CV) et la Corse, qui enregistre la plus forte augmentation (+ 10 euros, soit 53 euros par CV).

À ces régions s’ajoute l’Île-de-France, où la loi de finances 2026 "impose" une majoration spéciale de 14 euros de la taxe régionale, indique la Direction de l’information légale et administrative, ce qui la fera passer de 54,95 euros à 68,95 euros. Les véhicules électriques, eux, restent partout en France exonérés de la taxe régionale.

Ces hausses ne sont toutefois pas possibles à l'infini puisque le montant ne peut pas dépasser 60 euros (en dehors de l'Île-de-France). Ainsi, comme l'indique RMC Conso, pour faire immatriculer son véhicule, mieux vaut vivre à Lille (dans les Hauts-de-France) qu'à Caen (en Normandie) par exemple... Pour la voiture la plus vendue de 2025, une Renault Clio, avec un moteur d'entrée de gamme SCE 65 doté de 4 chevaux fiscaux, la taxe s'élevèra à 240 euros pour le Caennais. Contre 168 euros pour le Lillois.

• Un nouveau carnet de maternité remis aux femmes enceintes

Le gouvernement indique, enfin, qu'un nouveau carnet de maternité entre en vigueur à partir du 1er mars, afin d'intégrer les dernières recommandations du Haut conseil de la santé publique.

Ce livret, outil de prévention et d'accompagnement lors de la grossesse et après, est imprimé et distribué par les conseils départementaux et remis aux femmes enceintes lors de leur premier examen prénatal, à la fin du 3e mois de grossesse. Ce carnet doit ensuite être apporté à chaque rendez-vous de suivi.

 

Cette nouvelle version intègre "des informations sur le risque de dépression post-partum", mais aussi "des précisions sur les vaccinations réalisées durant la grossesse", indique le gouvernement. Mais aussi des informations sur le dépistage du risque de trisomie 21, ou encore sur le dépistage de diabète gestionnel, ajoute l'organisation syndical FO - Emplois de la famille.

Source BFM Business du 28.02.2026