La négociation annuelle obligatoire (NAO) vient de s’achever.
Si FO a participé activement et loyalement à toutes les réunions, nous avons décidé de ne pas apposer notre signature sur le projet d’accord. Nos revendications étaient claires.
Voici les raisons de notre décision, prise en toute transparence, en concertation avec nos militants et les salariés:
• Un décalage entre efforts et reconnaissance. Nous reconnaissons que la Direction a fait un pas, mais celui-ci reste trop timide face à la réalité du quotidien des salariés. FO a poussé pour des mesures automatiques plus fortes afin que personne ne soit "oublié" par les augmentations individuelles...bilan, un niveau AG/AI trop faible sans taux de couverture pour ce dernier.
• Cadres et I&C : Les grands oubliés de la redistribution FO refuse que l'encadrement et les ingénieurs soient, une fois de plus, la variable d'ajustement budgétaire du Groupe (part variable versée en 2 fois). Le risque du "100% individuel" : Pour de nombreux cadres, l'absence de garantie collective se traduit par une stagnation de salaire, malgré un investissement sans compter (forfait jours, charge mentale, objectifs accrus). Le tassement des rémunérations : Sans mesures spécifiques, l'écart entre les responsabilités demandées et la rémunération réelle se réduit.
FO demande une reconnaissance concrète de l'expertise et de l'engagement des cadres, qui ne peut pas reposer uniquement sur une enveloppe de primes aléatoires.
Aucun plan stratégique, aussi ambitieux soit-il, ne pourra trouver d’écho ou de succès auprès des salariés si leur valeur réelle n’est pas reconnue aujourd’hui. On ne construit pas l’avenir de Renault sur la frustration de ceux qui le portent.
Suite dans le tract en PJ.


