2000 SALARIES ET 700 INTERIMAIRES DE L’USINE RENAULT SANDOUVILLE PRIS EN OTAGE PAR LA CGT ET UNE DECISION DE JUSTICE

2000 SALARIES ET 700 INTERIMAIRES DE L’USINE RENAULT SANDOUVILLE PRIS EN OTAGE PAR LA CGT ET UNE DECISION DE JUSTICE



Vendredi 8 Mai 2020

Alors que Lundi 11 Mai prochain, s’organise le début du déconfinement et la reprise économique en France, le tribunal du Havre condamne Renault à fermer les portes de son Usine de Sandouville, 10 jours seulement après le redémarrage progressif de son activité. 

 

Depuis le 28 Avril, les salariés de Sandouville apprenaient à se familiariser avec la nouvelle organisation du travail pour valider eux-mêmes le protocole sanitaire du Groupe Renault. Le 7 Mai, ils sont informés de la « suspension de l’activité de l’usine de Sandouville, suite à la décision du Tribunal du Havre du 7 Mai 2020, consécutive au référé porté par la CGT Sandouville le 24 Avril 2020 ». Ce n’est pas ce protocole sanitaire qui est mis en cause contrairement à ce que martèlent la CGT et les médias.

 

FO constate le décalage manifeste entre ce qui a été fait et les conclusions du référé qui ne tiennent pas compte :

 

- Des dispositions sanitaires mises en œuvre dans l’usine avec la sensibilisation et la formation des salariés organisées préalablement à la reprise : gestes barrières, distanciation sociale, port du masque, aménagement des postes de travail,… - Le travail effectué par les élus dans les nombreuses commissions sanitaires et les CSE, dans lesquelles les élus CGT ont choisi d’appliquer la politique irresponsable de la chaise vide. - De l’appréciation des premiers concernés, à savoir les salariés.

 

FO ne peut que s’indigner de l’attitude nuisible et d’une procédure préméditée d’une organisation syndicale ; et que ce soit le formalisme administratif qui ait prévalu sur la santé et la sécurité des salariés.

 

Aujourd’hui ce sont 2000 salariés et 700 intérimaires qui s’interrogent et s’inquiètent suite à cette décision de justice :

 

-  Comment seront indemnisés les salariés ? Le chômage partiel est-il encore applicable dans cette situation ? Dans quelles conditions ?

- Quel avenir pour ces intérimaires, déjà précaires, qui devaient rejoindre l’usine de Sandouville en Mai ?

-  Quel sera l’impact sur l’activité du site avec une reprise reportée à une date inconnue à ce jour ?

 

Pour FO, avec un tsunami économique et social qui se profile, c’est l’esprit de solidarité et de cohésion associé à un dialogue social permanent et la négociation qui reste sans conteste l’unique façon de préserver nos emplois.

 

Aujourd’hui, l’urgence et la priorité est d’apprendre à vivre malgré le COVID-19. Garantir la santé et la sécurité des salariés, c’est garantir l’emploi.

 

Mariette RIH DSC FO Renault 06 83 53 88 97

Laurent SMOLNIK Secrétaire Fédéral FO METAUX 06 82 66 73 49


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