| L'Accord
à Vivre de Renault |
PREAMBULE
L'évolution de RENAULT s'inscrit dans un contexte de changement profond
et permanent.
Cette situation, qui est appelée à s'accentuer, tient à la conjonction
de trois facteurs principaux :
* la concurrence de plus en plus vive que se livrent au niveau mondial
l'ensemble des constructeurs automobiles et qui va s'intensifier dans
le cadre du marché unique européen en raison, notamment, d'une plus forte
pression en provenance de l'Extrême-Orient ;
* l'accélération du rythme de développement des nouvelles technologies
qui affecte à la fois le produit et l'ensemble du processus de production
et s'opère de façon courante, dans le cadre du progrès continu, et lors
d'événements majeurs comme la mise en ouvre d'un nouveau produit (véhicule
ou organe) ;
* une certaine modification des valeurs et des attitudes, les salariés
marquant leur attachement à l'entreprise dans un environnement de transformations
culturelles, économiques et sociales.
La poursuite du redressement de RENAULT et sa réussite durable dans cette
difficile compétition, où il est engagé, dépendront fondamentalement de
sa capacité à proposer au client des produits et des services régulièrement
renouvelés et aptes à le satisfaire pleinement. Les exigences du client
s'élevant constamment, il est indispensable que RENAULT, c'est-à-dire
l'entreprise et ses salariés, possède et entretienne une totale maîtrise
de la qualité, de la fiabilité, des quantités, des délais et des coûts.
Aussi, l'engagement de chacun au service du client interne et externe
est-il la source majeure de l'amélioration de la performance globale de
l'entreprise et particulièrement de sa compétitivité.
Or, RENAULT sera essentiellement fait demain des hommes et des femmes
qui le constituent aujourd'hui.
C'est pourquoi l'entreprise se déclare déterminée à conduire, dans une
optique de réciprocité et une perspective à moyen et long terme, une politique
de progrès et de gestion individuelle et collective de ses ressources
humaines afin d'assurer l'essor de RENAULT et de contribuer activement
à l'évolution professionnelle, personnel et culturelle de ses salariés.
Destinée à permettre à RENAULT d'utiliser au mieux les compétences, dont
il dispose, et à offrir aux membres du personnel la possibilité d'exercer
pleinement ces compétences et de les développer en fonction de leurs souhaits
et leurs potentialités, cette politique, au service à la fois de l'entreprise
et de ses salariés pour la plus grande satisfaction du client, s'articule
autour des axes suivants :
* saisir les évolutions de l'entreprise et s'y préparer,
* gérer avec dynamisme son parcours professionnel,
* améliorer sans cesse par la formation son professionnalisme,
* se réaliser dans un cadre de travail performant.
A cet égard, RENAULT souligne son attachement à ce que la concertation,
qui a présidé à l'élaboration du présent accord d'entreprise, trouve son
accomplissement au niveau des établissements dans les domaines visés par
ledit accord.
SAISIR LES EVOLUTIONS DE L'ENTREPRISE ET S'Y PREPARER
Article 1 - Les principes de l'anticipation
L'évolution de l'environnement économique, l'introduction de nouvelles
technologies et le développement de nouvelles formes du travail dans l'entreprise
ont et auront inéluctablement des incidences sur les emplois. Il importe,
en conséquence, d'appréhender par avance les évolutions pour favoriser
au mieux la préparation correspondante du personnel au changement au sein
de l'entreprise.
C'est pourquoi, dans le cadre de la gestion prévisionnelle et préventive
de l'emploi qu'il développe, RENAULT tient à marquer sa volonté d'examiner
de façon concertée et opératoire les évolutions prévisibles des métiers
de l'entreprise pour permettre aux membres du personnel d'acquérir progressivement
et le plus en amont possible les nouvelles compétences, qu'appellent ces
transformations, puis de les entretenir. Il est ainsi convenu que cette
concertation s'établira en complémentarité aux niveaux de l'entreprise
et de l'établissement.
Article 2 - La concertation au niveau de l'entreprise
Elle consistera au niveau de l'entreprise à identifier, avec l'aide des
Directions concernées, les principaux métiers de RENAULT par grandes filières
professionnelles, à préciser leur contenu, à cerner leur évolution à moyen
terme compte tenu de celles des technologies et des organisations, et
à définir les compétences requises par ces évolutions.
Il appartiendra à l'instance paritaire considérée de déterminer les moyens
d'information propres à assurer une large diffusion aux membres du personnel
des conclusions de ses travaux.
Celle-ci sera composée de deux représentants par organisation syndicale
signataires du présent accord et d'un nombre égal de représentants de
la Direction. La Direction du Personnel et des Affaires Sociales en assurera
la présidence et le secrétariat. Les modalités de fonctionnement de cette
instance seront définies dans le cadre d'une concertation entre ses participants.
Article 3 - La concertation au niveau de l'établissement
Au niveau de l'établissement (ou de la Direction dans le cas d'un établissement
regroupant des Directions exerçant des métiers éloignés), cette concertation
portera également sur l'évolution des métiers pratiqués en l'occurrence
dans l'établissement (ou la Direction), dans le prolongement des travaux
de l'instance centrale.
Etant donné la volonté de l'entreprise d'intégrer la dimension ressources
humaines dans la planification des projets industriels, elle comportera
en outre l'examen des projets technologiques ou organisationnels significatifs
et des plans d'action ressources humaines (évaluation/orientation, mobilité,
formation, etc.) associés à ces projets, ainsi que le suivi régulier de
leur réalisation.
La nature et l'organisation de cette structure de dialogue seront précisées
après concertation dans le respect des attributions des institutions représentatives
du personnel. Il conviendra, de surcroît, de veiller à l'implication des
membres du personnel concernés par ces projets industriels au moyen, par
exemple, d'une information préalable des intéressés sur le projet et de
la participation des opérateurs à l'aménagement des postes de travail.
Ayant un rôle majeur dans l'animation de cette démarche, l'encadrement
devra être associé à la préparation du projet.
Article 4 - L'élaboration du plan de formation
Cette concertation s'accompagnera de l'amélioration de la procédure générale
d'élaboration du plan de formation.
Le plan de formation a, en effet, pour vocation de traduire les principales
tendances d'évolution technologique et organisationnelle de l'entreprise
à moyen terme en actions concrètes de développement des compétences et
des potentiels. Procédant d'une démarche d'anticipation, il constitue
un facteur essentiel de changement pour RENAULT. L'instance de concertation
au niveau de l'entreprise aura ainsi, entre autres missions opérationnelles,
d'apprécier, à moyen terme, les axes prioritaires de formation de RENAULT
et de formuler des recommandations à ce sujet.
L'instance correspondante au niveau de l'établissement (ou de la Direction)
procédera de même à l'analyse par anticipation des objectifs généraux
de formation de l'établissement eu égard aux caractéristiques des populations
concernées et des projets sectoriels.
Les plans annuels de formation des établissements, qui intégreront au
mieux les besoins individuels de formation, seront élaborés selon les
procédures actuelles sur la base des analyses indiquées ci-dessus, puis
soumis à l'avis des institutions représentatives du personnel concernées.
Le plan annuel de formation de l'entreprise, qui représente la consolidation
des plans de formation des établissements, respectera la même démarche.
L'approfondissement et le suivi d'actions de formation particulièrement
représentatives pourront faire l'objet d'accords d'établissement.
Article 5 - Les « Centres-Info »
Dans le but d'accentuer davantage l'information du personnel, il est par
ailleurs convenue de créer progressivement au sein de chaque établissement
de dimension significative un « Centre-Info » où une communication permanente
et renouvelée sur les métiers, les opportunités d'emploi, les voies d'orientation
professionnelle et les possibilités de formation interne et externe sera
fournie aux intéressés.
GERER AVEC DYNAMISME SON PARCOURS PROFESSIONNEL
Article 6 - Les principes de gestion des parcours professionnel
L'entreprise tient d'emblée à souligner sa volonté de rendre chaque salarié
acteur et responsable de son développement professionnel.
A cet effet, elle entend accomplir un effort particulier en ce qui concerne
la gestion des parcours professionnels des membres du personnel. Dans
cette perspective, elle soutiendra activement la volonté de l'encadrement
de se mobiliser en faveur d'une gestion dynamique de l'emploi et des ressources
humaines.
Article 7 - Le parcours d'initialisation de carrière
Dans le prolongement de recrutement que mène RENAULT dans le but de maintenir,
de renouveler et d'accroître ses compétences, en particulier aux niveaux
Ingénieurs et Cadres et Techniciens, il est convenu de développer une
politique d'initialisation de carrière à l'intention des jeunes membres
du personnel destinée à favoriser leur intégration socio-professionnelle
au sein de RENAULT.
Elle consistera à faire bénéficier tout jeune embauché, au-delà d'un accueil
approfondi et de qualité, d'un parcours professionnel structuré couvrant
les premières années de sa carrière et constitué de séquences professionnelles
successives dans des secteurs ou fonctions distincts de RENAULT. Ce parcours
d'initialisation de carrière qui facilitera l'apprentissage de son futur
métier, des méthodes de travail pratiquée dans l'entreprise et de la mobilité,
et lui permettra d'appréhender l'organisation et les mécanismes globaux
de fonctionnement de RENAULT.
Dans une optique de souplesse, les modalités pratiques d'organisation
des séquences seront confiées à l'initiative des Direction et établissement.
Chaque étape s'accompagnera d'un plan de formation correspondant dont
le contenu sera défini par le jeune et sa hiérarchie.
Ces premières années d'activité professionnelle feront l'objet d'un suivi
attentif à l'aide, en particulier, d'entretiens individuels réguliers
entre l'intéressé et sa hiérarchie.
Tout en s'adressant à l'ensemble des jeunes membres du personnel, cette
politique pourra revêtir des formes adaptées en ce qui concerne les Ingénieurs
et Cadres.
Article 8 - L'évaluation et l'orientation professionnelles
Dans l'environnement mouvant qui entoure RENAULT, il est précieux pour
tout membre du personnel d'être régulièrement en mesure de se situer sur
le plan professionnel afin de se définir une perspective et se préparer
à de possibles évolutions ou changements d'emplois ou de métiers au cours
de sa carrière.
Dans dette optique, il est convenu de développer une politique d'évaluation
et d'orientation professionnelles concernant progressivement l'ensemble
des catégories et fondée sur des dispositions à caractère périodique,
l'entretien individuel, et occasionnel, les bilan et projet professionnels.
Article 8-1 - L'entretien individuel
Les membres du personnel ressentent couramment le besoin de connaître
avec une certaine précision ce que leur hiérarchie attend d'eux, de savoir
comment est perçue la qualité de leur travail et eux-mêmes sont considérés,
d'exprimer la façon dont ils vivent leur situation de travail, notamment
sous l'angle des relations hiérarchiques, et d'être éclairés sur leur
avenir professionnel.
L'entretien individuel a précisément pour vocation de répondre à ces attentes.
Il constitue, à cet égard, une occasion privilégiée de dialogue approfondi
entre la personne concernée et son responsable hiérarchique, dans le sens
d'une meilleure compréhension réciproque, et contribue à inscrire chaque
salarié dans une dynamique de progrès, selon une volonté de reconnaissance
de l'intéressé.
Dans
cet esprit, l'entretien individuel des Ingénieurs et Cadres se
déroulera selon une fréquence annuelle. Il se composera
d'une définition des objectifs ou axes prioritaires de performances
de l'Ingénieur ou du Cadre pour l'année à venir et
des moyens pour les atteindre, établie cnjointement par celui-ci
et son responsable hiérarchique de niveau n+1, et d'un échange
approfondi concernant l'accomplisseent général de la fonction,
la réalisation des objectifs ou axes prioritaires de l'année
écoulée et les souhaits et perspectives d'évolution
de l'Ingénieur ou du Cadre ainsi que ses besoins de formation.
L'évaluation annuelle des responsables hiérarchiques tiendra
précisément compte du soin qu'ils auront apporté
à celle de leurs propres collaborateurs.
Ces dispositions s'appliqueront de façon semblable aux E.T.A.M.
selon, toutefois, une certaine progression.
Dans le souci de mieux considérer la motivation des A.P.R., ces
derniers pourront bénéficier, à leur demande, d'un
entretien auprès de leur hiérarchie directe centré
sur le travail et son environnement (acquis professionnels, besoins de
formation, etc...). Les établissements seront également
fondés à engager des réalisations en ce domaine,
susceptibles d'être étendues, en confiant à l'encadrement
le soin de prendre l'initiative de tels entretiens.
Les conclusions détaillées des entretiens seront inscrites
dans des documents appropriés et standardisés. Dans l'hypothèse
où un membre du personnel s'avèrerait en désaccord
avec les conclusions d'un tel entretien le concernant, il pourrait alors
bénéficier d'un nouvel entretien auprès, cette fois,
de son responsable hiérarchique de niveau n+2.
Des formations à l'entretien individuel seront dispensées
tant à l'intention des évalués que des évaluateurs
et accompagnées de la diffusion d'un guide de l'évaluation.
Article 8-2 - Les bilans et projets professionnels
Dans le prolongement de l'entretien individuel, il est également
convenu de développer une pratique de bilans professionnels lors
de changements collectifs ou individuels notables.
D'une manière générale, il importe, en effet, à
l'entreprise de connaître ses ressources humaines en termes de compétences,
de souhaits des membres du personnel et de potentiels pour mieux les gérer.
Ainsi lors de la préparation d'un projet comportant un changement
technologique ou organisationnel, l'établissement ou le secteur
considéré pourra procéder à des détections
de potentiel et les associer à des entretiens individuels, dans
le cadre de bilans professionnels, afin d'améliorer la qualité
de l'orientation professionnelle des intéressés.
Dans le même esprit, tout membre du personnel concerné par
un changement individuel significatif (ex : professionnalisation, mobilité)
se verra reconnaître le droit de bénéficier d'un bilan
professionnel comportant l'élaboration ou la formalisation d'un
projet professionnel.
Article 9 - L'information et la communication sur l'emploi
RENAULT réaffirme sa volonté de pourvoir en priorité
ses besoins de personnel par les ressources internes de l'entreprise.
Aussi, dans le prolongement de l'information des salariés sur l'évolution
prévisible des métiers, entend-il progresser de nouveau
dans le sens d'une meilleure communication sur les opportunités
d'emplois dans l'entreprise.
Dans cette optique, il est convenu de développer une bourse des
emplois informatisée, à l'usage des responsables concernés
des établissements et Directions, destinée à rassembler
les postes à pourvoir à court et moyen terme au sein de
RENAULT et, éventuellement, à l'extérieur de celui-ci.
Une informatisation actualisée sur l'ensemble de ces emplois sera
fournie aux membres du personnel et à leurs représentants
à l'aide de supports appropriés (ex : journal mural, AVEC,
etc...).
En complément, l'expérience de mise en place d'un journal
téléphoné de l'emploi, accompagné d'un numéro
d'appel "vert", sera poursuivie.
Toute personne intéressée par une offre d'emploi figurant
dans la bourse des emplois pourra disposer, auprès des responsables
concernés de son établissement, d'informations détaillées
sur le poste à pourvoir et son environnement, avant de faire éventuellement
acte de candidature, et bénéficier, si elle le souhaite
d'un conseil en orientation professionnelle. La hiérarchie s'emploiera
à satisfaire au mieux les demandes de mobilité dans le cadre
du bon fonctionnement des secteurs considérés.
Il est également envisagé d'étendre, selon des formes
diversifiées, les actions de communication fondées sur le
principe du "Sitemploi" dans la mesure où elles constituent
un moment privilégié pour l'élaboration de projets
professionnels.
Article 10 - La mobilité professionnelle
L'entreprise s'efforcera, par ailleurs, dans une optique préventive,
de définir et d'informer les salariés concernés des
parcours professionnels leur permettant de se préparer à
l'exercice de métiers nouveaux ou appelés à se transformer.
Elle veillera, dans le même esprit, à favoriser la mobilité
entre filières professionnelles (ex : fonction de maîtrise
- fonction de technicien, fonction de maintenance - fonction de production,
activité de fabrication - activité commerciale, etc...).
Afin d'encourager les membres du personnel à emprunter ces passerelles
entre filières professionnelles, RENAULT leur proposera, en cas
de nécessité, des formations visant à préparer
une mobilité interne sur la base d'une orientation professionnelle
retenue. Ces actions seront fondées sur le volontariat, les personnes
intéressées devant toutefois satisfaire préalablement
à des niveaux donnés de connaissances et d'aptitudes.
Dans le cas où un salarié se trouverait dans la situation
d'être reclassé du fait de la transformation de l'entreprise
ou de son évolution personnelle, RENAULT mettra tout en oeuvre
pour rechercher en son sein, à son intention et avec sa participation
active, un emploi disponible de qualification équivalente. Si une
telle recherche n'aboutissait pas, la personne concernée bénéficierait
des dispositions prévues à l'article 1 et, le cas échéant,
à l'article 2 de l'annexe du présent accord.
Article 11 - La mobilité géographique
En corollaire à la mobilité professionnelle, RENAULT entend
également porter une attention toute particulière à
la qualité des opérations de mobilité géographique,
qu'elles soient individuelles ou collectives, souhaitées pour des
raisons d'évolution professionnelle ou de convenance personnelle,
ou dictées par la transformation de l'entreprise.
Au court de la préparation de la mobilité, les responsables
et établissements concernés s'attacheront ainsi à
ce que la personne considérée :
- reçoive une information détaillée sur le poste
à pourvoir et les possibilités d'évolution, l'établissement
et la région d'accueil,
- puisse faire part de ses attentes et de celles de sa famille,
- bénéficie, si elle le souhaite, d'un bilan professionnel
permettant d'examiner, si nécessaire, d'éventuels moyens
propres à favoriser la bonne adaptation de l'intéressé
dans son nouvel emploi (ex : mise à niveau ou perfectionnement),
- effectue une visite du site et de sa région en vue d'acquérir
une meilleure connaissance de l'environnement professionnel (rencontre
avec la future équipe de travail : hiérarchie et collègues),
social et culturel qui lui est proposé.
A l'occasion de son accueil sur le site, la personne en mobilité
pourra recevoir, si elle en exprime le souhait, de la part de l'établissement
receveur, une assistance-conseil en matière, par exemple, de transport,
de logement, d'infrastructures scolaires, d'activités de loisirs,
de formalités administratives ou de recherche d'emploi concernant
son (sa) conjoint(e).
De même, lors de l'accomplissement de la mobilité, il pourra
être envisagé dans certaines situations particulières,
si les conditions locales le permettent, une période d'intégration
limitée d'une durée définie préalablement,
permettant à l'intéressé, en cas d'insuccès,
de retrouver son précédent emploi ou un emploi équivalent.
Enfin, dans le cadre du suivi de la mobilité, l'établissement
d'accueil dressera avec le salarié, quelques mois après
sa mutation, un bilan de l'opération ainsi réalisée.
Article 12 - D'autres voies possibles d'orientation professionnelle
Toutes les dispositions contenues dans le présent accord ont fondamentalement
pour objet d'offrir aux membres du personnel la faculté de se doter
d'un ensemble d'atouts destinés à leur permettre de vivre
favorablement la modernisation de l'entreprise.
Cette situation de changement implique en corollaire d'envisager davantage
la gestion de l'emploi dans une perspective dynamique et de considérer
comme saine et naturele l'existence d'un certain renouvellement des ressources
humaines de RENAULT. A cet égard, une orientation professionnelle
au-delà de l'entreprise peut constituer une réelle opportunité
de progrès professionnel et personnel.
Un tel mouvement peut, au demeurant, se trouver accentué du fait
de la nécessité pour RENAULT de continuer à fournir
un effort important et constant de productivité afin d'améliorer
sa compétitivité.
Article 12.1 - L'accés à une nouvelle entreprise
Dans ces conditions, RENAULT mettra tout en oeuvre pour aider au mieux
les membres du personnel qui seraient conduits à s'orienter vers
une nouvelle entreprise en raison de l'évolution de leur activité
ou de considérations personnelles.
A cet effet, des spécialistes de la mobilité se tiennent
à la disposition des membres du personnel et sont à même
de leur fournir, dans le respect de la confidentialité, un ensemble
de services comme une connaissance approfondie du marché de l'emploi
interne et externe, des formations aux techniques de recherche d'emploi
(lettre de candidature, curriculum vitae, entretien de recrutement) ou
éventuellement, des formations dans des disciplines où existent
des débouchés. Leur action peut également s'appliquer
à la mobilité au sein de l'entreprise.
Article 12.2 - La création d'entreprise
De même, RENAULT entend poursuivre son action en faveur des salariés
qui souhaiteraient réaliser un projet personnel de création
ou de reprise d'entreprise.
Il leur offrira, à cette fin, l'assistance de spécialistes
pouvant leur procurer des informations et des conseils dans les domaines
suivants : diagnostic financier des affaires présentées,
évaluation des besoins de financement, élaboration d'un
plan de financement, montage juridique, aspects fiscaux et sociaux, formation
etc...
AMELIORER SANS CESSE PAR LA FORMATION SON PROFESSIONNALISME
Article 13 - Les principes directeurs de la politique de formation
Dans le contexte de profonde mutation qui caractérise l'entreprise,
RENAULT entend accorder à l'essor de la formation en faveur de
l'ensemble des catégories professionnelles un rôle déterminant
dans sa stratégie de développement.
S'inscrivant dans la perspective d'une totale maîtrise de la qualité,
la formation doit, en effet, fortement contribuer à l'amélioration
de la performance globale de l'entreprise dans le sens d'une plus grande
satisfaction de l'attente du client. Procédant, de même,
d'une politique de professionnalisation et de mise en valeur des ressources
humaines de RENAULT, la formation constitue dans l'ensemble un domaine
privilégié de convergence entre les objectifs de progrès
de l'entreprise et les aspirations des membres du personnel.
A cet égard, il importe que tout salarié se considère
comme le principal responsable de sa propre formation. Dès lors,
il appartient à RENAULT de veiller à l'existence d'une bonne
synergie entre les projets professionnels individuels et les axes de développement
de l'entreprise. L'amélioration de l'information du personnel,
notamment sur les métiers et les possibilités de formation
interne et externe (ex : congé individuel de formation) proposée
dans le cadre de "Centres-Info", est de nature à y contribuer.
Dans le même esprit, RENAULT tient, en particulier, à souligner
son intention d'étendre sur la base du volontariat les facilités
d'accès à la formation pour les salariés les moins
qualifiés et de bâtir des itinéraires de formation
plus individualisés correspondant aux projets professionnels des
intéressés et réunissant, à titre d'exemple,
des enseignements à caractère professionnel et général.
Aussi, convient-il de concevoir la formation d'une façon à
la fois plus large et permanente. L'évolution des technologies
et des organisations constitue, en effet, un environnement propice par
excellence au développement du professionnalisme. C'est pourquoi,
il est recommandé de favoriser la formation à partir d ela
situation de travail, d'encourager, en conséquence, le rôle
formateur de l'encadrement et d'envisager de nouvelles pratiques pédagogiques
dans le cadre d'une coopération accrue entre l'entreprise et le
système éducatif.
En application de ces principes directeurs, il est convenu de mener une
politique de formation visant particulièrement à développer
le professionnalisme des membres du personnel et à instaurer parmi
eux un esprit de perfectionnement professionnel continu.
Article 14 - Encourager le développement du professionnalisme
RENAULT se déclare déterminé à accomplir un
effort soutenu en faveur du développement du professionnnalisme
par la mise en oeuvre d'un ambitieux programme de professionnalisation
des opérateurs et l'approfondissement de l'actuelle politique de
perfectionnement individuel.
Article 14.1 - Le programme de professionnalisation des opérateurs
Le programme de professionnalisation des opérateurs, susceptible
d'être par la suite étendu à d'autres catégories
(ex : tertiaire), sera destiné à développer les capacités
professionnelles des personnels les moins qualifiés des secteurs
de fabrication puisque l'évolution des technologies et de l'organisation
du travail va entraîner une transformation de celui-ci.
Etabli en référence à une cible de professionnalisation,
il comportera trois filières de formation intitulées respectivement
"structuration et développement des acquis professionnels",
"développement du professionnalisme" et "préparation
à un nouveau métier". La "structuration et (le)
dévelement des acquis professionnels" aura pour objet de formaliser
et de développer l'expérience professionnelle des membres
du personnel maîtrisant difficilement les outils d'apprentissage
de base. Le "développement du professionnalisme" s'emploiera
à accroître l'expertise des intéressés dans
l'exercice de leur métier et à développer en eux
de nouveaux comportements leur permettant de participer plus rapidement
aux nouvelles formes d'organisation du travail. La "préparation
à un nouveau métier" sera constituée des formations
qualifiantes du type de celles qui préparent aujourd'hui au métier
de conducteur d'unité automatisée et sera sanctionnée,
comme telle, par un essai professionnel.
L'accès aux deux premières filières reposera sur
le volontariat (sous réserve préalablement d'un test de
niveau de connaissances et d'aptitudes satisfaisant en ce qui concerne
le "développement du professionnalisme") et fera l'objet
d'évaluations régulières en cours de formation. L'accès
à la troisième filière dépendra des besoins
de l'entreprise liés aux nouveaux métiers et organisations.
Il sera défini par la hiérarchie dans un esprit de dialogue,
précédé d'une détection de potentiel et soumis
à un niveau donné de connaissances pouvant être atteint
par l'intermédiaire des autres filières. L'orientation des
intéressés vers l'une ou l'autre des filières, communiquant
entre elles à l'aide de passerelles, s'effectuera sur la base d'un
bilan-orientation.
Le programme de professionnalisation revêtira une forme modulaire
afin de tenir compte de l'existence de niveaux de base et de capacités
d'apprentissage différents parmi les intéressés.
Les formations alterneront avec la présence en situation de travail
et un équilibre sera recherché entre les formations pendant
le temps de travail et celles hors temps de travail. Ces dernières
pourront ainsi s'appliquer à l'actualisation des connaissances
; la "structuration et (le) développement des acquis professionnels"
sera, pour ce qui la concerne, essentiellement réalisée
pendant le temps de travail.
Il est convenu que les parties signataires du présent accord élaboreront
en commun un "livret individuel de professionnalisation" destiné
à capitaliser les formations reçues dans le cadre de ce
programme (le livret mentionnera également les formations suivies
à l'extérieur de l'entreprise) et l'expérience professionnelle
acquise (postes tenus) par les personnes concernées. L'entreprise
conservera un double des indications portées sur ce livret dont
les intéressés seront les dépositaires.
L'encadrement exercera un rôle moteur dans la réalisation
du programme de professionnalisation.
Des contrats d'engagement définiront les modalités de mise
en oeuvre de cette action et notamment les flux annuels de stagiaires
compatibles avec les impératifs de fonctionnement de l'entreprise.
Ce programme sera initialisé au travers d'actions pilotes ; les
organisations syndicales signataires du présent accord pourront
en suivre l'application afin d'apporter d'éventuelles suggestions.
Article 14.2 - Le programme de perfectionnement individuel
Dans la perspective d'une accentuation du professionnalisme au sein de
l'entreprise, il importe également de considérer avec une
grande attention le perfectionnement individuel des membres du personnel.
Il est ainsi convenu d'adapter et de renforcer l'actuel dispositif de
formation hors temps de travail sous une forme très modulaire utilisant
les nouvelles technologies d'éducation (centre de ressources pédagogiques,
enseignement à distance ou assisté par ordinateur, etc...).
Le programme de perfectionnement individuel complètera celui de
professionnalisation tout en s'adressant à l'ensemble des catégories
professionnelles. Il permettra une meilleure individualisation de la formation,
notamment de la formation générale de base, et la préparation
de diplômes d'Etat, et offrira aux personnels les moins qualifiés
une priorité d'accès aux formations qualifiantes.
Article 14.3 - La validation des acquis
Dans le prolongement des programmes précédents, RENAULT
s'emploiera de surcroît à progresser en ce qui concerne la
validation des acquis.
La validation revêt, en effet, une grande importance car elle contribue
à la motivation du personnel pour la formation et constitue une
reconnaissance interne et externe de la qualité des actions dispensées.
L'entreprise entend ainsi proposer aux organismes habilités à
délivrer titres et diplômes et à la branche professionnelle,
aux niveaux national et régional, des formes originales de validation
de la formation et de l'expérience professionnelle des membres
du personnel.
Article 15 - Développer un esprit de perfectionnement professionnel
continu
RENAULT se déclare également attaché à instaurer
et développer en chacun un esprit de perfectionnement continu dans
le cadre de son activité professionnelle.
Article 15.1 - Le rôle fomateur de l'encadrement
Pour favoriser ce perfectionnement, qui trouve son origine dans la situation
de travail, le rôle formateur de l'encadrement sera particulièrement
encouragé dans le cadre de sa responsabilité plus générale
de progrès et de gestion des ressources humaines de RENAULT.
La mission formatrice de l'encadrement peut être ainsi définie
: elle consiste, en premier lieu pour "l'encadrement hiérarchie",
à participer à la détection des besoins de formation
individuels et collectifs de son équipe. Elle peut être,
en second lieu, en particulier pour "l'encadrement technique",
d'assurer un rôle de formateur non permanent dans son domaine de
compétences. En dernier lieu, l'encadrement doit veiller, d'une
manière générale, à animer son équipe
de façon pédagogique ; il est, en d'autes termes, investi
d'une mission éducative et explicative permanente.
Il sera tenu compte de l'exercice de ce rôle formateur à
l'occasion des entretiens individuels des membres de l'encadrement. Il
appartiendra, en réponse, à RENAULT d'aider l'encadrement
à acquérir, utiliser et développer ces qualités
de pédagogue grâce, en particulier, à l'organisation
de formations de formateurs.
Article 15.2 - Une conception élargie de la formation
Le perfectionnement professionnel continu, qui peut être complété
par un perfectionnement individuel plus général, conduit
également à une conception élargie de la formation
faisant appel à de nouvelles pratiques pédagogiques.
En effet, force est de constater que l'exercice de son métier,
les périodes de lancement de nouveaux produits, l'adaptation régulière
des membres du personnel à de nouveaux postes de travail, les parcours
professionnels, la communication, etc....; exercent, au même titre
que les traditionnels stages, une action éminemment formatrice.
C'est pourquoi, considérant la nécessité d'élaborer
la formation au plus près du terrain, l'entreprise tient, en particulier,
à accorder une place privilégiée aux formations modulaires
et en alternance, et à celles fondées sur les échanges
d'expériences et les études de cas.
Article 16 - Les autres axes majeurs de la politique de formation
L'ampleur et le caractère novateur des programmes précédents
ne sauraient estomper d'autres axes majeurs et complémentaires
de la politique de formation de RENAULT qu'il convient de souligner.
La formation participe à la qualité totale et au développement
du progrès au sein de RENAULT. C'est pourquoi, il est convenu de
poursuivre et d'intensifier les formations aux outils de gestion et d'amélioration
de la qualité et celles tenant aux plans d'animation qualité
des établissements industriels ainsi que les actions d'amélioration
du service à la clientèle.
Une part importante de la politique de formation de RENAULT doit être
également consacrée à la maîtrise des nouvelles
technologies. L'innovation technologique s'applique, en effet, au produit
et aux modes de production et son accélération concerne
l'ensemble de l'entreprise de la conception à l'après-vente.
Cette maîtrise des nouvelles technologies nécessite préalablement
que les membres du personnel progressent continuellement dans l'exercice
de leur métier. Les programmes d'amélioration des connaissances
générales et de perfectionnement dont les techniques de
base répondent à cette exigence.
RENAULT marque enfin son attachement à assurer le perfectionnement
technique et général des membres de l'encadrement.
Il est convenu, en conséquence, de poursuivre l'effort de formation
de l'entreprise dans les domaines cités précédemment.
Article 17 - La qualité de la mise en oeuvre de la politique
de formation
RENAULT tient par ailleurs à souligner sa volonté de s'améliorer
constamment dans la qualité de la mise en oeuvre de sa politique
de formation.
En effet, la formation constituant un investissement, il importe de veiller
à la pertinence et à la valeur des projets de formation.
Dans ces conditions, les responsables concernés s'appliqueront,
d'une part, à faire précéder la conception des actions
de formation d'une analyse approfondie des demandes correspondantes, afin
de s'assurer que la formation répond bien au besoin exprimé,
et, d'autre part, à effectuer une évaluation de la performance
globale de ces actions.
Dans le même esprit, il est convenu que les futurs bénéficiaires
d'une formation recevront, avant son lancement, une information sur son
contenu et son organisation.
Article 18 - La coopération avec le système éducatif
La réalisation de cette politique donnera lieu à une coopération
étroite avec divers partenaires éducatifs.
RENAULT renforcera ainsi, selon différentes formes (ex : conventions,
détachements d'enseignants, etc...), ses relations avec l'Education
Nationale pour ce qui concerne, en particulier, les formations s'adressant
aux niveaux les moins qualifiés et le perfectionnement individuel.
L'entreprise exprime également son intention de continuer à
participer activement au développement de nouveaux modes d'enseignement
initial (ex : alternance, séquences éducatives, stages,
perfectionnement des enseignants, etc...).
SE
REALISER DANS UN CADRE DE TRAVAIL PERFORMANT
Article 19 - Les principes de l'organisation du travail
Considérant que les compétences individuelles s'exercent
dans le cadre d'organisations collectives et qu'il existe une avantageuse
interdépendance entre le développement des compétences
et celui des organisations, RENAULT entend créer en son sein de
nouvelles formes d'organisation du travail fondées sur l'élévation
des compétences, l'implication et la responsabilisation du personnel.
Dotées de responsabilités plus globales autour du produit
ou du service, elles auront conjointement pour vocation d'accroître
l'autonomie des équipes de travail et de leurs membres et les performances
de l'entreprise.
Elles s'inscriront dans le cadre d'une démarche de progrès
continu se traduisant, en particulier pour le personnel de production,
par l'exercice d'activités de développement, comme la formation
ou la participation à des groupes de travail pluridisciplinaires,
en vue de l'obtention de la qualité totale et de la meilleure utilisation
des installations.
Article 20 - L'organisation du travail en unités de
base
Il est ainsi convenu que ces nouvelles organisations du travail, qui seront
progressivement mises en place dans l'entreprise, notamment à l'occasion
de l'introduction de nouvelles technologies, prendront la forme d'unités
de base de dimension réduite constituées autour d'une activité
homogène de production ou de service (ex : ligne intégrée
de fabrication, tronçon de ligne de montage, unité réduite
autonome en succursale, groupe projet aux méthodes, section dans
un secteur tertiaire, etc...).
Ces nouvelles formes d'organisation se caractériseront par la polyvalence
des membres des unités et le développement de leur professionnalisme
grâce à l'intégration, dans leur activité,
de fonctions plus qualifiantes comme, à titre d'exemple en fabrication,
la maintenance de premier niveau, l'assurance qualité ou la gestion
des flux.
Ces unités de base seront animées, dans un contexte de simplification
de la ligne hiérarchique, par un premier niveau d'encadrement dont
les compétences et les moyens seront renforcés (rôle
d'animation et de formation, indicateurs de pilotage décentralisés).
Celui-ci veillera à développer l'information et la communication
au sein de l'unité en ce qui concerne, notamment, les objectifs
de performances et les résultats du secteur ; il soutiendra les
initiatives et favorisera l'expression de la créativité
des membres de l'équipe ; il s'attachera, également, selon
une volonté de décloisonnement, à inscrire son unité
dans une relation de partenariat client-fournisseur.
Article 21 - L'aménagement du temps de travail (A.T.T.)
Parmi les composantes de l'organisation du travail, l'aménagement
du temps de travail est appelé à exercer un rôle privilégié
dans la recherche constante par RENAULT d'un rapprochement entre les attentes
individuelles et collectives des membres du personnel et les objectifs
de progrès de l'entreprise.
Article 21.1 - Les objectifs de l'A.T.T.
Pour RENAULT, l'aménagement du temps de travail doit en effet s'employer
à répondre aux aspirations des salariés qui sont
à la fois attachés à une meilleure qualité
de vie et à la réussite de l'entreprise dans la mesure où
celle-ci détermine leur propre avenir.
C'est pourquoi l'entreprise tient d'emblée à souligner sa
volonté de considérer attentivement les souhaits des membres
du personnel en matière d'aménagement du temps de travail
de telle sorte que, dans toute la mesure du possible, son développement,
nécessaire à l'essor de RENAULT, leur convienne au mieux.
Or, la réussite de l'entreprise et, en corollaire, l'épanouissement
de son personnel tiennent essentiellement à la satisfaction que
le client retire des produits et services qui lui sont proposés.
S'inscrivant dans le cadre de la qualité totale, l'aménagement
du temps de travail répond précisément à cet
objectif primoridal des points de vue quantitatif et qualitatif, dans
le respect des dispositions légales et conventionnelles.
La satisfaction des besoins quantitatifs du client doit consister pour
RENAULT à réagir dans les meilleurs délais aux fluctuations
de la demande grâce à une souple accrue de fonctionnement
de l'organisation. Ces variations peuvent être d'autant plus sensibles
que l'entreprise développe une politique de flux tendus nécessaire
à sa rentabilité.
La satisfaction des besoins quantitatifs du client doit consister pour
RENAULT à réagir dans les meilleurs délais aux fluctuations
de la demande grâce à une souplesse accrue de fonctionnement
de l'organisation. Ces variations peuvent être d'autant plus sensibles
que l'entreprise développe une politique de flux tendus nécessaire
à sa rentabilité.
La satisfaction des besoins qualitatifs du client, en termes d'aménagement
du temps de travail, doit consister, quant à elle, à s'adapter,
en particulier, aux modes de consommation des acheteurs, ce qui implique
une recherche concernant les possibilités d'extention des horaires
d'ouverture des services.
Compte
tenu de la généralisation progressive de la relation client-fournisseur
au sein de Renault, l'aménagement du temps de travail peut avoir
au demeurant une vocation interne (ex : disponibilité des services
fonctionnels à l'égard des opérationnels).
Il
doit également permettre la meilleure utilisation des installations
(ex : équipements de production) en raison du coût élevé
des nécessaires investissements, notamment automatisés.
Article 21.2 - Les principes de mise en oeuvre de l'ATT
Dans ce contexte, étant donné les nombreuses spécificités
qui distinguent les différents secteurs de l'entreprise, il est
convenu que l'aménagement du temps de travail sera défini
au plus près du terrain et revêtira ainsi des formes sectorielles
reposant sur le principe de leur réversibilité et faisant
largement appel au volontariat.
Dans
cet esprit, il importe de préparer toute évolution dans
l'organisation du temps de travail par une information et un dialogue
entre l'encadrement et les membres du personnel et par une concertation
avec des institutions représentatives du personnel concernées,
dans le respect de leurs attributions.
Dans
l'hypothèse où la mise en place de nouvelles organisations
du temps de travail améliorant l'ouverture des installations ou
le service à la clientèle entraînerait pour les salariés
concernés des contraintes supplémentaires préalablement
et clairement identifiées; des contreparties adaptées à
celles-ci leur seraient accordées, pendant la période d'application
de ces aménagements, en termes de réduction de la durée
du travail, de conditions de travail, de formation ou financiers. De tels
aménagements ne pourraient qu'être favorables à l'emploi.
Article
21.3 - La poursuite des expériences d'ATT déjà menées
Ainsi, au-delà des dispositions, figurant aux articles 3, 4 et
5 de l'annexe du présent accord, relatives aux horaires de travail
couramment pratiqués dans l'entreprise Renault exprime son intention
de poursuivre les expériences d'aménagement du temps de
travail déjà menées en son sein et qui confirment
cette réelle convergence entre les intérêts des salariés
et ceux de l'entreprise telles que, notamment, les horaires individualisés,
le travail à temps partiel, la modulation, la récupération
d'heures en vue de ponts.
S'agissant
des horaires individualisés, de nouvelles expériences pourront
être réalisées tendant à offrir aux intéressés
une souplesse accrue dans l'organisation de leur horaire de travail dans
le respect des performances des secteurs concernés. Celles-ci s'accompagneront
de la mise en place d'un système précis informatisé
du suivi des présences : des heures effectuées au-delà
de l'horaire affiché seront prises, dans le cadre des dispositions
légales et conventionnelles, sur des plages mobiles.
De
même, en ce qui concerne le travail à temps partiel, les
personnes volontaires recevront l'assurance de bénéficier
d'un entretien avec leur hiérarchie en vue de l'examen approfondi
de leur demande. La hiérarchie pourra alors engager une réflexion
au sein de l'équipe dans le sens d'une éventuelle réorganisation
du travail permettant le maintien du niveau d'activité du secteur.
De plus, un membre du personnel bénéficiant d'un travail
à temps partiel et souhaitant occuper ou reprendre un poste à
temps complet disposera d'une priorité dans l'attribution d'un
tel emploi disponible sous réserve du respect d'un délai
de prévenance ; en cas de besoin, l'entreprise sera fondée
de la même façon à proposer au salarié un temps
partiel avec l'accord de celui-ci, un emploi à temps complet.
Des
accords d'établissements pourront aussi prévoir des expériences
ponctuelles autorisant le report individuel des journées de cinquième
semaine de congé annuel et des congés supplémentaires
d'ancienneté, et leur éventuelle capitalisation sous réserve
d'une programmation de leur utilisation.
Article
21.4 - Le développement de nouvelles formes d'organisation du temps
de travail
De manière à répondre pleinement aux objectifs
de l'aménagement du temps de travail et dans le respect des principes
énoncés précédemment, les établissements
pourront examiner l'opportunité de développer en leur sein
de nouvelles organisations du temps de travail faisant référence
aux dispositions légales et conventionnelles comme, à titre
d'exemple, l'horaire cyclique, l'organisation du travail en continu pour
des raisons économiques, la répartition des heures de travail
sur des jours de la semaine ou le roulement des jours de repos hebdomadaire
accolés au dimanche etc... Des expérimentations sectorielles
pourront ainsi être engagées et conduire éventuellement
à la conclusion d'accords locaux.
Cette
démarche novatrice s'accompagnera de la création, au niveau
de l'entreprise, d'une commission technique paritaire de réflexion
sur l'aménagement du temps de travail, composée de deux
représentants par organisation syndicale signataire du présent
accord et d'un nombre égal de représentants de la direction,
qui aura pour mission d'étudier des réalisations internes
et externes représentatives ainsi que l'évolution des dispositions
légales et conventionnelles en la matière.
Article
22 - L'amélioration de la sécurité et des conditions
de travail
L'amélioration constante de la sécurité
et des conditions de travail des membres du personnel constitue pour Renault
un objectif prioritaire car elle a conjointement pour effet d'accroître
la qualité de vie des salariés dans l'entreprise et la performance
globale de celle-ci.
Article
22.1 - La sécurité
S'agissant de la sécurité,
il convient de souligner que l'encadrement, les ingénieurs, conditions
de travail, les CHSCT et les médecins du travail jouent un rôle
majeur dans le développement de la prévention sous toutes
ses formes, notamment l'ergonomie prévisionnelle, l'analyse du
risque, la formation du personnel, la toxicovigilence.
La
coopération entre ces divers intervenants sera accentuée
par la tenue de séminaires communs (président et membres)
au sein des CHSCT, une plus grande stabilité de leurs membres aisni
que l'établissement et le suivi rigoureux d'un calendrier de travail
annuel (plan d'étude et d'amélioration).
Au
delà de la prévention, il appartient bien entendu aux membres
du personnel de veiller à leur sécurité et à
celle d'autrui. Cette responsabilité exige, en particulier, de
la part de chaucun un strict respect des consignes de sécurité,
dans le cadre des dispositions légales et conventionnelles en vigueur.
Article
22.2 - Les conditions de travail
Dans le domaine des conditions de travail, Renault entend poursuivre son
action en vue de la diminution de la charge de travail, notamment par
l'intégration de l'ergonomie dans le cadre de la conception des
nouvelles installations.
La
réduction de la pénibilité des postes de travail,
particulièrement en termes de postures, fera l'objet de plans pluriannuels
élaborés en relation avec les CHSCT et les médecins
du travail sur la base de la méthode des profils de poste (sippression
progressive des postes cotés en 4 et 5).
L'utilisation
du temps de repos pourra revêtir, selon les secteurs d'activité,
des formes dinstinctes tenant compte des spécificités locales
(attentes du personnel, enjeux de la production, types d'organisation)
dans le cadre d'une concertation avec les salariés concernés.
Enfin,
les plans de progrès tendant à éliminer les dysfonctionnements
dans le processus de travail doivent également contribuer à
l'allégement de la charge de travail ; une plus forte implication
des intéressés sera recherchée dans cette perspective.
DISPOSITIONS
ADMINISTRATIVES ET JURIDIQUES
Article
23
Le présent accord s'applique à l'ensemble des établissements
de Renault en France.
Le
présent accord est conclu, dans le cadre des dispositions du Code
du Travail relatives aux accords et conventions collectifs, pour une durée
indéterminée, à compter du 1er janvier 1990. Il peut
faire l'objet d'une dénonciation dans le respect des dispositions
de l'article L 132-8 du Code du Travail.
Les
dispositifs du présent accord, qui sont plus favorables que les
dispositions légales ou conventionnelles en vigueur, ne sont applicables
que pendant la durée de l'accord et cesseront de produire leurs
effets en cas de dénonciation dans les conditions légales.
Au
cas où la Direction de Renault ou les organisations syndicales
signataires du présent accord formuleraient une demande de révision
partielle, l'autre partie pourra se prévaloir du même droit.
Les dispositions soumises à révision devront faire l'objet
d'un avenant dans un délai de 3 mois. Passé ce délai,
si aucun avenant n'a été conclu, la demande de révision
sera caduque.
Toute
organisation syndicale représentative au niveau de l'entreprise
et non simplement de l'un ou de l'autre des établissements la composant,
qui n'est pas parie au présent accord, pourra y adhérer
ultérieurement, dès lors que les formalités prévues
à l'article L 132-9 - dernier alinéa du Code du Travail
auront été accomplies.
*
* * * *
ANNEXE
Article
1 - Garanties individuelles en cas de changement de poste ou de déclassement
Les membres du personnel bénéficient quelle que
soit leur catégorie professionnelle, des garanties individuelles
suivantes en cas de changement de poste ou de déclassement.
1.
Cas
ouvrant droit à garanties
a) Initiative ou responsabilité de l'entreprise
- modification
technique de l'emploi tenu,
- mutation rendue nécessaire par le déplacement géographique
de l'emploi tenu,
- suppression d'emploi provoquée par un transfert ou une cessation
d'activité d'un secteur de fabrication,
- mutation rendue nécessaire par des désiquilibres momentanés
des effectifs (présence d'excédents dans un secteur et
d'emplois vacants dans un autre secteur).
- inaptitude consécutive, soit à une maladie professionnelle
contractée dans l'entreprise, soit à un accident du travail
survenu dans son emploi dans l'entreprise et reconnu par la Sécurité
Sociale.
b) Diminution des aptitudes du salarié par rapport à
l'emploi tenu
- conséquence d'une maladie ou d'un accident non lié à
l'activité (par exemple : accident de trajet),
- conséquence de l'âge,
2.
Conditions requises pour bénéficier des garanties individuelles
a)
conditions générales
- trois ans d'ancienneté "avantages Régie"
à la date de survenue du fait entraînant la garantie,
- ancienneté
continue de trois mois dans la classification ou la rémunération
précédent ce fait,
- accepter de tenir, an qauntité et en qualité, l'emploi
offert en remplacement et auquel l'intéressé aura été
reconnu apte par le médecin du travail et la maîtrise
; le cas échéant, accepter de suivre la formation préalable
nécessaire.
Les
changements d'emploi consécutifs à une sanction, de
même que ceux résultant d'une demande de l'intéressé
pour des raisons de convenance personnelle, ne peuvent ouvrir droit
à ces garanties. Il en est de même en cas de refus de
tenir un emploi auquel l'intéressé a été
reconnu apte.
b)
Conditions particulières
-
dans le cas de transfert hors de l'établissement (visé
au n° 1), aucune conditions d'ancienneté "avantages
Régie" n'est exigée.
- dans le cas de diminution des aptitudes par rapport à l'emploi
occupé, l'intéressé doit avoir atteint l'âge
de 48 ans. toutefois, cet âge est fixé à 40 ans
pour le personnel dont la qualtié de handicapé physique
a été reconnue par la Commission Techniuqe d'Orientation
et de Reclassement Professionnel.
3.
Eléments garantis
a) Période de maintien de la situation antérieure
L'entreprise s'engage à mettre tout en oeuvre pour procurer
à l'intéressé un emploi de qualification et de
niveau de rémunération équivalents, en portant
une attention particulière à ses conditions d'adaptation
progressive dans ses nouvelles fonctions ; toutefois, cette recherche
exigeant des détails assez longs, les élèments
suivants, dans la mesure où ils sont plus avantageux, sont
maintenus pendant la période d'un an, à compter du jour
où il a été signifié à l'intéressé
que son activité ne correspond plus à sa rémunération
:
- classification et catégorie professionnelles,
- coefficent technique,
- rémunération de base (mensuelle ou forfaitaire) revalorisée
lors des augmenations générales.
La différence entre le niveau de rémunération
précédent et celui de la nouvelle activité fait
l'objet d'une prime mensuelle revalorisée lors de chaque augmentation
générale des appointements.
Cas particuliers
- pour le personnel ayant atteint 50 ans, les éléments
énoncés ci-dessus sont garantis sans limitation de durée,
- il en est de même pour le personnel possédant une ancienneté
"avantages Régie" au moins égale à
8 ans, mais seulement dans le cas où le fait donnant droit
aux garanties résulte de l'initiative ou de la responsabilité
de l'entreprise.
Dans ces deux cas, les intéressés doivent également
satisfaire aux conditions précisées au 2° du présent
article.
b) Période
dite de "blocage"
A
l'issue de la période de maintien de la situation
antérieure (un an), la classification, le coefficient
et le taux appliqués correspondent à l'activité
effectivement exercée. Cependant, l'intéressé
continue d'être rémunéré au niveau
du taux atteint à la fin de la période de
maintien (ce taux n'étant plus revalorisé
lors des augmentations générales) jusqu'à
ce que le taux correspondant à l'emploi occupé
l'ait rejoint.
Article
2 - Garanties individuelles de certains complèments
de salaire
Les membres du personnel bénéficient, quelle
que soit leur catégorie professionnelle, des garanties
individuelles suivantes relatives à certains complèments
de salaire :
1.
Contenu de la garantie
a) Principe de la garantie
Dans le cas de la suppression d'une prime de nuisance ou
d'incommodité consécutive à un changement
de poste, la valeur mensuelle moyenne de ce complèment
de salaire sera assurée, dans les conditions ci-dessous,
sous forme d'une prime compensatrice dont le principe est
le suivant :
- pendant une période d'un an, l'intéressé
percevra l'intégralité de cette prime, revalorisée
des augmentations générales de salaire,
- au terme de cette période, la valeur de cette prime
sera bloquée au niveau atteint à cette échéance.
La prime compensatrice diminuera par la suite du montant
de la revalorisation, atire des augmentations générales,
de l'élément garanti.
Toutes
les ressources supplémentaires qu'un salarié,
bénéficiaire d'une prime compensatrice, pourra
retirer de son nouveau poste (que ce soit du fait de l'attribution
de nouvelles primes, d'augùentations individuelles
ou de promotion, à l'exception du complément
de base) viendront s'imputer la prime compensatrice.
b)
contenu de la garantie
Seules
font l'objet de la garantie les primes de nuisance ou d'incommodité
suivantes :
- prime journalière d'équipe,
- prime globale d'équipe de nuit,
- prime de nuit partielle,
- indemnité de douche,
- indemnité horaire des conditions de travail (zone
1, zone 2),
- prime horaire de nuisance (RS, RP)
2.
Conditions requises pour pouvoir bénéficier
des garanties individuelles
a) Pour bénéficier des garanties, les salariés
doivent :
- avoir trois ans d'ancienneté "avantages Régie"
à la date de survenance du fait entraînant
la garantie. Toutefois, cette condition ne sera exigée
en cas de transfert collectif de fabrication hors d'un établissement
déterminé de Renault.
- avoir été affecté sur le poste faisant
l'objet de la prime entrant dans la garantie pendant au
moins un an de façon continue,
-
accepter de tenir en quantité et en qualité
l'emploi offert, en remplacement et auquel l'intéressé
est reconnu apte par la médecine du travail et la
maîtrise.
Les
changements d'emploi consécutifs à une sanction,
de même que ceux résultant d'une demande de l'intéresé
pour des raisons de convenance personnelle, ne peuvent ouvrir
droit à garantie. Il en est de même en cas de
refus de tenir un emploi auquel l'intéressé
est reconnu apte.
b)
Ces garanties s'appliquent :
- sans condition d'âge dans le cas de changement de
poste à l'initiative de l'employeur ou si la suppression
de la prime faisant l'objet de la garantie est consécutive
à une suppression ou une modification technologique
de poste, une diminution ou un transfert d'activité,
- à partir de 48 ans, dans le cas où le changement
de poste résulte d'une diminution des aptitudes du
salarié. Toutefois, cet âge est fixé
à 40 ans pour le personnel dont le handicap a été
reconnu par la Commission Technique d'Orientation et de
Reclassement Professionnel.
1.
Prime journalière d'équipe
Le
personnel travaillant en équipe bénéficie
d'une prime hiérarchérisée, dite "prime
journalière d'équipe".
2. Prime globale d'équipe de nuit
Le personnel travaillant en équipe de nuit
et effectuant au moins 5 heures de travail minimum entre
22 heures et 6 heures bénéficie d'une prime
hiérarchisée, dite "prime globale d'équipe
de nuit" qui s'ajoute à l'indemnité de
panier.
3. Prime de nuit partielle
Le personnel commençant à travailler
au plus tard à 5 heures du matin ou terminant à
24 heures au plus tôt bénéficie d'une
prime de nuit partielle.
4.
Revalorisation
Les
primes mentionnées aux 1°, 2° et 3° seront
revalorisées conformément aux dispositions
prévues à l'article 10 de la présente
annexe.
Article
4 - Temps de pause casse-croûte
Le
temps de pause, dont bénéficie normalement le
personnel travaillant en équipe, est rémunéré
sous forme d'une indemnité forfaitaire qui prend en
compte les augmentations générales de salaire.
Article
5 - Majorations
1.
Dimanche ou jour férié ou nuit à cheval
sur un dimanche ou un jour férié
Une majoration de 100 % est prévue pour les heurs
de travail effectuées le dimanche ou un jour férié
et les nuits à cheval sur un dimanche ou un jour
férié.
Il est convenu que des accords d'établissement pourront
substituer à la majoration de 100 % prévues
pour les heures de travail effectuées les nuits à
cheval sur un dimanche ou un jour férié, dans
le cadre de l'horaire normal affiché, une majoration
de 20 % s'appliquant à l'ensemble des heures effectuées
de nuit par les équipes de nuit permanente.
2.
Heures supplémentaires
Le décompte des majorations pour heures supplémentaires,
effectuées par le personnel rémunéré
au mois (ETAM et APR) à l'exeption du personnel rémunéré
au forfait, est calculé conformément aux dispositions
légales et conventionnelles et rémunéré
comme suit :
- au delà de la 39ème jusqu'à la 47ème
heure : majoration de 30 %
- au delà de la 47ème heure : majoration de
50 %
Il
est convenu que les membres du personnel pourront demander
que tout ou partie desdites heures du contingent, effectuées
au corus d'une période définie par l'établissement,
soit remplacé par un temps de repos équivalent
au paiement, les modalités de prises de ce repos
étant celles prévues par la Loi. Les établissements
pourront néanmoins, dans le cadre d'accords locaux,
convenir d'autres modalités de prise de ce repos
tenant compte de leurs spécificités.
Une majoration d e25 % s'ajoute aux majorations ci-dessus
pour toutes les heures de travail effectuées au delà
de l'horaire normal de travail lorsque l'intéressé
n'est prévenu que le jour même.
3.
Horaires réduits spéciaux de fin de semaine
Indépendamment de la majoration de 100 % prévues
pour les heures de travail effectuées le dimanche
ou un jour férié et les nuits à cheval
sur un dimanche ou un jour férié, une majoration
spécifique de 10 % s'applique à toutes les
heures travaillées en horaires réduits spéciaux
de fin de semaine.
Leur rémunération calculée selon les
régles en vigueur dans l'entreprise ne peut être
inférieure à celle qui résulte de l'application
des dispositions légales ou conventionnelles.
Article
6 - Repos compensateur
Les ingénieurs et cadres et les ETAM au forfait, qui
seraient dans l'impossibilité constatée par
la hiérarchie de suivre l'horaire de travail affiché
en raison de la nature de leur fonction ou de cirscontances
particulières, bénéficieront, avec l'accord
de ladite hiérarchie, d'un repos compensateur conformément
aux dispositions légales ou conventionnelles.
Ce
repos compensateur à prendre normalment par demi-journée
ou journée complète pourra, avec l'accord de
la hiérarchie, être pris sous forme de journées
regroupées.
Article
7 - Indemnité forfaitaire
Tout
membre du personnel rémunéré au mois
(ETAM et APR) assurant intégralement le remplacemnt
du titulaire d'un emploi de coefficient supérieur pendant
une période continue supérieure à un
mois recevra, à partir du deuxième mois et pour
le mois écoulé, une indemnité mensuelle
égale à la différence entre le tauc effectif
garanti dont il bénéficie et celui du mensuel
dont il assure le remplacement.
Les
appointements de référence sont les taux effectifs
garantis tels qu'ils sont définis dans le cadre de
la convention collective de la Métallurgie de la Région
Parisienne.
Suaf
cas particuliers, le remplacement du titualire de l'emploi
ne doit pas durer plus d'un an.
Article
8 - Prime d'ancienneté
Dans
les conditions prévues par la convention collective
de la Métallurgie de la Région Parisienne, article
15 de l'avenant "mensuels", le personnel rémunéré
au mois (ETAM et APR) bénéficie d'une prime
d'ancienneté.
Dans l'entreprise, la prime d'ancienneté a une valeur
de base mensuelle correspondant à 39 heures de travail
par semaine calculée de la façon suivante :
- valeurs du point d'ancienneté Renault x coefficient
hiérarchique x nombre d'années d'ancienneté
"premier contrat"
selon les modalités ci-dessous :
- de 3 à 15 années d'ancienneté : multiplicateur
égal au nombre d'années révolues,
- 16-17 années d'ancienneté : multiplicateur
égal à 15,
- 18-19 années d'ancienneté : multiplicateur
égal à 16,
- de 20 à 24 années d'ancienneté : multiplicateur
égal à 17,
-
25 années d'ancienneté : multiplicateur égal
à 18.
Cette
prime est revalorisée conformément à
l'article 10 de la présente annexe. Pour les établissements
de la Région Parisienne, elle ne peut être inférieure
à la prime garantie par la convention collective de
la Métallurige de la Région Parisienne, article
15 de l'avenant "mensuels".
Article
9 - Allocations
Le
personnel, à lexception de celui dont le salaire est
annualisé et des apprentis, bénéficie
de 4 allocations annuelles nommées respectivement "allocation
de printemps", "allocation de vacances", "allocation
d'automne", "allocation de fin d'année".
Ces
allocations sont versées au personnel ayant une ancienneté
"dernière entrée" de 3 mois au dernier
jour du trimestre de référence de chaque allocation
et inscrit sur les rôles de l'entreprise à cette
même date.
L'allocation
de printemps est payée en mars ; l'allocation de vacances
l'est en juin ; celle d'automne l'est en septembre ; celle
de fin d'année l'est en décembre.
Le
montant des allocations de printemps, d'automne et de fin
d'année est intégralement hiérarchisé
et majoré apr ancienneté, sans aucun abattement,
ni minoration.
L'allocation
de vacances comporte une aprtie intégralment hiérarchisée
et majorée pour ancienneté, sans aucun abattement,
ni minoration, et une partie uniforme.
Allocation |
valeur
de référence au coefficient 100 |
date
de paiement correspondante |
| de
printemps |
457
F |
mars
1989 |
| de
vacances |
729
F + 786 F uniforme |
juin
1989 |
| d'automne |
460
F |
septembre
1989 |
| de
fin d'année |
1
002 F |
décembre
1989 |
Ces
allocations sont payées aux salariés à
temps partiel au prorata du nombre d'heures travaillées
par rapport à l'horaire affiché.
Le
montant de ces allocations est revalorisé chaque année
en fonction des augmentations générales appliquées
dans l'entreprise aux salaires et appointements e intervenues
au cours des douze mois précédant la période
de référence.
Le
montant des allocations payées entre en compte pour
le calcul de la subvention aux comités d'établissement.
Article
10 - Revalorisation des primes
Les
primes diverses (à lexception de toutes les primes
et versements effectués par l'entreprise au titre du
transport et de l'indemnité de panier) sont revalorisées
par rapport aux salaires et appointements, lors de chaque
augmentation générale.
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